Les premières estimations plaçaient le montant de la dette intérieure à hauteur de 18 milliards de francs. Des travaux d'épluchage et d'analyse des comptes de l'Etat, menés par deux experts depuis le 17 octobre, ont permis de ramener cette somme à 13 milliards de nos francs.
Après trois semaines de travail, les experts chargés d'auditer la dette intérieure de l'Union des Comores ont présenté, comme prévu, les résultats de leurs travaux au vice-président en charge des Finances publiques, Ikililou Dhoinine, le samedi 7 novembre.
Avec à la clé, le montant de 13 milliards de nos francs, représentant la dette intérieure pour la période
1995-2008. Cette somme englobe l'argent que l'Etat doit à ses fournisseurs en biens et services et les arriérés de salaire des fonctionnaires.
Ces derniers représenteraient, selon la direction nationale de la dette, le plus gros morceau de cette dette : 10 milliards de francs.
L'évaluation est assortie d'une stratégie d'épurement proposée au gouvernement. A la sortie de leur tête à tête avec le vice-président, les experts ont parlé, entre autres, “d'un vaste chantier qui exige un travail continuel”. L'audit semble avoir mis un peu d'ordre dans ces écuries d'Augias que constituait la dette intérieure publique. Avant elle était évaluée à hauteur de 18 milliards de francs comoriens pour la même période. “Certains dossiers douteux qui ne fournissaient assez de justificatifs ont été éliminés.
Certains portaient des grosses sommes d'argent”, a affirmé un technicien de la direction nationale de la dette. Selon toujours la même source, la priorité est donnée au payement des arriérés de salaires des fonctionnaires. Avec la précision que ces derniers seront classés selon deux catégories : fonctionnaires en exercice et ceux qui ont fait un abandon de poste. L'autre partie de la dette, c'est-à-dire les biens et services, sera réglée à partir d'un accord qui sera trouvé entre l'Etat et son fournisseur.
En revanche, l'audit nécessite maintenant la validation du gouvernement et des bailleurs avant d'enclencher toute procédure de financement. Sur ce point, certains partenaires, notamment le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), l'Union Européenne et la Coopération française, se seraient montrés disposés à appuyer le gouvernement comorien.
Il faut rappeler, par ailleurs, que cette opération d'audit fait partie des recommandations du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre “des critères de performances” du programme de facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
L'opération a été menée par deux experts d'un cabinet européen de conseil d'expertise-comptable et d'audit (ACE) avec l'appui de douze techniciens du ministère des Finances.
Kamardine Soulé
Source : Al-Watwan N° 1438 du 9 novembre 2009
Après trois semaines de travail, les experts chargés d'auditer la dette intérieure de l'Union des Comores ont présenté, comme prévu, les résultats de leurs travaux au vice-président en charge des Finances publiques, Ikililou Dhoinine, le samedi 7 novembre.
Avec à la clé, le montant de 13 milliards de nos francs, représentant la dette intérieure pour la période
1995-2008. Cette somme englobe l'argent que l'Etat doit à ses fournisseurs en biens et services et les arriérés de salaire des fonctionnaires.
Ces derniers représenteraient, selon la direction nationale de la dette, le plus gros morceau de cette dette : 10 milliards de francs.
L'évaluation est assortie d'une stratégie d'épurement proposée au gouvernement. A la sortie de leur tête à tête avec le vice-président, les experts ont parlé, entre autres, “d'un vaste chantier qui exige un travail continuel”. L'audit semble avoir mis un peu d'ordre dans ces écuries d'Augias que constituait la dette intérieure publique. Avant elle était évaluée à hauteur de 18 milliards de francs comoriens pour la même période. “Certains dossiers douteux qui ne fournissaient assez de justificatifs ont été éliminés.
Certains portaient des grosses sommes d'argent”, a affirmé un technicien de la direction nationale de la dette. Selon toujours la même source, la priorité est donnée au payement des arriérés de salaires des fonctionnaires. Avec la précision que ces derniers seront classés selon deux catégories : fonctionnaires en exercice et ceux qui ont fait un abandon de poste. L'autre partie de la dette, c'est-à-dire les biens et services, sera réglée à partir d'un accord qui sera trouvé entre l'Etat et son fournisseur.
En revanche, l'audit nécessite maintenant la validation du gouvernement et des bailleurs avant d'enclencher toute procédure de financement. Sur ce point, certains partenaires, notamment le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), l'Union Européenne et la Coopération française, se seraient montrés disposés à appuyer le gouvernement comorien.
Il faut rappeler, par ailleurs, que cette opération d'audit fait partie des recommandations du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre “des critères de performances” du programme de facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
L'opération a été menée par deux experts d'un cabinet européen de conseil d'expertise-comptable et d'audit (ACE) avec l'appui de douze techniciens du ministère des Finances.
Kamardine Soulé
Source : Al-Watwan N° 1438 du 9 novembre 2009


